Analyse de la CREG sur la rentabilité d’une pompe à chaleur
L’étude tient compte de la législation en vigueur dans les différentes régions et calcule la rentabilité selon plusieurs scénarios : en fonction de la consommation annuelle de chaleur (7.000, 12.000, 17.000, 22.000 ou 29.000 kWh par an), de l’efficacité de la pompe à chaleur (SCOP de 2,9 ou 3,6 correspondant respectivement à l’efficacité actuellement mesurée et à l’efficacité atteignable pour une pompe à chaleur), du statut du client (protégé ou non) et de l’alternative fossile disponible : gaz naturel, mazout et propane. L’étude prend également en compte un prix des émissions de CO₂ dans le cadre du système ETS.
L’étude montre que les mesures actuelles permettront à la rentabilité des pompes à chaleur d’être supérieure à celle du mazout et du propane en vrac dans toutes les régions, sauf pour certaines habitations à faible consommation de chaleur et pour les clients protégés. Dans ces cas, des mesures de soutien spécifiques seront probablement nécessaires. La rentabilité nécessite toutefois un prix ETS de 120 €/tonne si l’on se base sur le rendement actuellement mesuré des pompes à chaleur.
Pour les habitations chauffées au gaz naturel, une pompe à chaleur avec un SCOP de 2,9 n’est pas rentable avec les mesures prévues en Wallonie, à Bruxelles et pour les clients protégés. Même pour les habitations équipées de pompes à chaleur performantes avec un SCOP de 3,6, un prix ETS 2 de 120 €/tonne de CO₂ est nécessaire pour atteindre la rentabilité. En Flandre, la situation est légèrement plus favorable, puisque les habitations équipées d’une pompe à chaleur avec un SCOP de 2,9 bénéficieront d’une rentabilité élevée avec un prix ETS 2 de 120 €/tonne. Un prix ETS 2 de 60 €/tonne suffira pour les habitations consommant plus de 12.000 kWh de chaleur par an avec une pompe à chaleur performante.