03/12/2019

ATMOsphere Europe – Les NatRefs conquièrent le marché

Les 16 et 17 octobre 2019 s’est déroulée à Varsovie (Pologne) la dixième édition d’ATMOsphere Europe, le rendez-vous des hardliners en réfrigérants naturels. Pour la première fois, on s’est transporté en Europe de l’Est, ce qui fait que de nombreux participants étaient présents pour la première fois. De manière remarquable, les utilisateurs finaux présents dans la salle étaient particulièrement nombreux, parmi lesquels, venus de notre pays, Carrefour, Colruyt et Delhaize.

Par Rudy Gunst

« Deux semaines après la Climate Week à New York, nous sommes plus que jamais convaincus que nous devons faire les bons choix pour sauver notre climat », indique Marc Chasserot, CEO de Shecco, sur un ton combatif. « Savez-vous combien parmi les 17 UN Sustainable Development Goals ont un lien direct ou indirect avec le refroidissement ? Tous les 17 ! Le secteur HVACR est aux commandes pour faire des SDG un succès. Grâce aux ATMOsphere-events dans toutes les parties du monde, nous avons constitué une NatRefs-community avec, notamment, des décideurs nationaux et internationaux, des ONG, l’industrie, le secteur de l’installation, les utilisateurs finaux et les universitaires. Nous sommes la source de l’expertise et des meilleures pratiques au moyen de réfrigérants naturels. »

Une conscience tranquille

Toby Peters, de l’Université de Birmingham, a plongé la salle dans un silence total lorsqu’il a cité quelques chiffres confrontants. « Plus d’un milliard de personnes n’ont aucun accès au refroidissement. Chaque jour, elles sont donc confrontées à la sous-alimentation, la maladie, la misère. Nous nous attendons à ce qu’au cours des 30 années à venir, toutes les secondes, 19 appareils de réfrigération soient mis en service et que même cela ne sera pas suffisant pour couvrir tous les besoins. » Tout comme Marc Chasserot, Toby Peters a souligné avec vigueur aussi la présence universelle du refroidissement, qui va beaucoup plus loin que la chaîne de froid classique et a un impact sur la qualité de vie de chaque habitant sur cette Terre.

Armin Hafner, de l’Université norvégienne des Sciences et de la Technologie, se présente partout comme un défenseur fanatique des réfrigérants naturels et sa présence était donc plus qu’évidente à Varsovie. « Pourquoi devons-nous opter pour les NatRefs ? Je pourrais facilement citer dix raisons, mais je n’en donnerai que trois auxquelles personne ne sera insensible : ils abaissent le TCO d’une installation frigorifique, ils sont bons pour l’environnement et font que nous pouvons nous endormir la conscience tranquille. »

Commerce illégal

Le commerce illégal des gaz réfrigérants chimiques domine depuis plus d’un an et demi déjà l’actualité du froid. Pour la première fois, quelqu’un a réussi à émettre un message positif à ce propos : Bente Tranholm Schwarz de la DG Climate Action (UE). « Nous constatons que le commerce illégal est d’abord mis sur pied pour échapper aux droits d’importation, tout comme pour les cigarettes et l’alcool. Une fois sur le marché, ces gaz réfrigérants sont correctement utilisés et donc repris aussi dans les quotas de la législation sur les gaz F. Je peux assurer à chacun que l’UE identifie le problème et l’approche de manière efficace avec, notamment, des ateliers douaniers pour l’échange de techniques de recherche, une base de données commune et des accords de coopération bilatéraux, notamment avec la Chine et les pays voisins de l’UE. »

Mais tout le monde n’a pas adhéré à ce récit positif. Un rapport d’enquête de l’EIA jette une lumière très différente sur le commerce illégal et met à mal le show des bonnes nouvelles de l’UE. En premier lieu, l’EIA est convaincue qu’un volume important de gaz réfrigérants importés illégalement reste dans le circuit noir et n’apparaît jamais à la surface. En outre, elle regrette que l’UE traite de manière assez légère le risque de sécurité et la perte de qualité de gaz réfrigérants non fiables dont l’origine est inconnue.

www.atmo.org

ATMOsphere Europe – Les NatRefs conquièrent le marché

Les 16 et 17 octobre 2019 s’est déroulée à Varsovie (Pologne) la dixième édition d’ATMOsphere Europe, le rendez-vous des hardliners en réfrigérants naturels. Pour la première fois, on s’est transporté en Europe de l’Est, ce qui fait que de nombreux participants étaient présents pour la première fois. De manière remarquable, les utilisateurs finaux présents dans la salle étaient particulièrement nombreux, parmi lesquels, venus de notre pays, Carrefour, Colruyt et Delhaize.

Par Rudy Gunst

« Deux semaines après la Climate Week à New York, nous sommes plus que jamais convaincus que nous devons faire les bons choix pour sauver notre climat », indique Marc Chasserot, CEO de Shecco, sur un ton combatif. « Savez-vous combien parmi les 17 UN Sustainable Development Goals ont un lien direct ou indirect avec le refroidissement ? Tous les 17 ! Le secteur HVACR est aux commandes pour faire des SDG un succès. Grâce aux ATMOsphere-events dans toutes les parties du monde, nous avons constitué une NatRefs-community avec, notamment, des décideurs nationaux et internationaux, des ONG, l’industrie, le secteur de l’installation, les utilisateurs finaux et les universitaires. Nous sommes la source de l’expertise et des meilleures pratiques au moyen de réfrigérants naturels. »

Une conscience tranquille

Toby Peters, de l’Université de Birmingham, a plongé la salle dans un silence total lorsqu’il a cité quelques chiffres confrontants. « Plus d’un milliard de personnes n’ont aucun accès au refroidissement. Chaque jour, elles sont donc confrontées à la sous-alimentation, la maladie, la misère. Nous nous attendons à ce qu’au cours des 30 années à venir, toutes les secondes, 19 appareils de réfrigération soient mis en service et que même cela ne sera pas suffisant pour couvrir tous les besoins. » Tout comme Marc Chasserot, Toby Peters a souligné avec vigueur aussi la présence universelle du refroidissement, qui va beaucoup plus loin que la chaîne de froid classique et a un impact sur la qualité de vie de chaque habitant sur cette Terre.

Armin Hafner, de l’Université norvégienne des Sciences et de la Technologie, se présente partout comme un défenseur fanatique des réfrigérants naturels et sa présence était donc plus qu’évidente à Varsovie. « Pourquoi devons-nous opter pour les NatRefs ? Je pourrais facilement citer dix raisons, mais je n’en donnerai que trois auxquelles personne ne sera insensible : ils abaissent le TCO d’une installation frigorifique, ils sont bons pour l’environnement et font que nous pouvons nous endormir la conscience tranquille. »

Commerce illégal

Le commerce illégal des gaz réfrigérants chimiques domine depuis plus d’un an et demi déjà l’actualité du froid. Pour la première fois, quelqu’un a réussi à émettre un message positif à ce propos : Bente Tranholm Schwarz de la DG Climate Action (UE). « Nous constatons que le commerce illégal est d’abord mis sur pied pour échapper aux droits d’importation, tout comme pour les cigarettes et l’alcool. Une fois sur le marché, ces gaz réfrigérants sont correctement utilisés et donc repris aussi dans les quotas de la législation sur les gaz F. Je peux assurer à chacun que l’UE identifie le problème et l’approche de manière efficace avec, notamment, des ateliers douaniers pour l’échange de techniques de recherche, une base de données commune et des accords de coopération bilatéraux, notamment avec la Chine et les pays voisins de l’UE. »

Mais tout le monde n’a pas adhéré à ce récit positif. Un rapport d’enquête de l’EIA jette une lumière très différente sur le commerce illégal et met à mal le show des bonnes nouvelles de l’UE. En premier lieu, l’EIA est convaincue qu’un volume important de gaz réfrigérants importés illégalement reste dans le circuit noir et n’apparaît jamais à la surface. En outre, elle regrette que l’UE traite de manière assez légère le risque de sécurité et la perte de qualité de gaz réfrigérants non fiables dont l’origine est inconnue.

www.atmo.org