09/02/2018

EHPA

« Vers 30 millions de pompes à chaleur en 2030 »

Le 6 décembre 2017 a été installée « quelque part » en Europe, la 10 millionième pompe à chaleur. C’est une bonne nouvelle pour la transition énergétique, car chaque pompe à chaleur nous rapproche un peu plus d’une société durable avec moins d’émissions et un air plus sain. Mais lorsqu’on constate la part relativement faible des pompes à chaleur sur le marché thermique, il apparaît que l’on opte encore beaucoup trop pour des solutions moins durables.

Dix millions de pompes à chaleur constituent un jalon, peu importe la part de marché. C’est ce que l’on pensait aussi chez l’European Heat Pump Association, le groupement d’intérêts relatif au marché des pompes à chaleur qui depuis son quartier général de Bruxelles essaie de peser sur la politique de l’Union européenne. Et avec une certaine réussite ; lorsque l’on repense à ce qui a été obtenu ces vingt dernières années et aux obstacles et défis qui ont été relevés, on ne peut que se réjouir de ce nombre élevé de pompes à chaleur.

« Il aurait été impossible d’en être où nous sommes sans les efforts incessants des pionniers sur le marché des pompes à chaleur », affirme Thomas Novak, secrétaire général de l’EHPA. « Pour rendre à César ce qui revient à César, nous avons organisé une recherche de photos permettant d’illustrer les applications innovantes au fil des années. Il s’en est dégagé trois vainqueurs : Star Refrigeration (1948), Daikin (1958) et Glex Dimplex (1976). Lors d’une fête, je ne pouvais qu’être reconnaissant pour le chemin déjà accompli et espérer qu’en 2030 nous puissions lever nos verres à la 30 millionième pompe à chaleur en Europe. »

Mais que signifient en fin de compte, sur le plan énergétique, ces 10 millions de pompes à chaleur ? L’EHPA a fait le calcul et arrive à des résultats malgré tout convaincants. Sur le plan des chiffres, ces 10 millions de pompes à chaleur représentent 333 GW de capacité de stockage, 165 TWh de production de chaleur, 106 TWh d’énergie renouvelable, 59,3 TWh de consommation d’électricité, 27,1 Mt d’émissions de CO2 en moins, et 135 TWh d’économies d’énergie.

Tout pourrait être mieux

Bien, mais tout pourrait être mieux. Thomas Novak : « Aujourd’hui nous fêtons ce que nous avons déjà atteint, mais la croissance devrait monter d’un cran. Lorsqu’on jette un regard sur le quart de siècle écoulé, on s’aperçoit que le chemin parcouru était chaotique, avec des hauts et des bas. Parfois aidés par la réglementation européenne (à laquelle nous avons peu ou prou contribué), nos partenaires ont également eu à affronter une crise financière et économique. Malgré ces revers, nous pouvons être fiers d‘être là où nous sommes. Mais pas question de nous reposer sur nos lauriers. Comme nous l’avons remarqué lors de notre congrès Decarb Heat 2017 tenu à Bruxelles, il existe une volonté de durabilité ; c’est aujourd’hui qu’il faut promouvoir les pompes à chaleur. »

« Mais il y a plus encore. Les nouveaux systèmes d’énergie exigeront de poursuivre l’intégration de technologies et d’applications, et nous devons nous y préparer. En outre nous avons besoin de politiciens et de décideurs qui puissent soutenir ce changement. Ce sera l’une des tâches de l’EHPA de leur procurer les données appropriées, y compris par État membre, afin que les fédérations nationales puissent peser sur la prise de décision dans leur propre pays. Ce seront les objectifs de l’EHPA pour 2018. »

Par Rudy Gunst

www.ehpa.org

EHPA

« Vers 30 millions de pompes à chaleur en 2030 »

Le 6 décembre 2017 a été installée « quelque part » en Europe, la 10 millionième pompe à chaleur. C’est une bonne nouvelle pour la transition énergétique, car chaque pompe à chaleur nous rapproche un peu plus d’une société durable avec moins d’émissions et un air plus sain. Mais lorsqu’on constate la part relativement faible des pompes à chaleur sur le marché thermique, il apparaît que l’on opte encore beaucoup trop pour des solutions moins durables.

Dix millions de pompes à chaleur constituent un jalon, peu importe la part de marché. C’est ce que l’on pensait aussi chez l’European Heat Pump Association, le groupement d’intérêts relatif au marché des pompes à chaleur qui depuis son quartier général de Bruxelles essaie de peser sur la politique de l’Union européenne. Et avec une certaine réussite ; lorsque l’on repense à ce qui a été obtenu ces vingt dernières années et aux obstacles et défis qui ont été relevés, on ne peut que se réjouir de ce nombre élevé de pompes à chaleur.

« Il aurait été impossible d’en être où nous sommes sans les efforts incessants des pionniers sur le marché des pompes à chaleur », affirme Thomas Novak, secrétaire général de l’EHPA. « Pour rendre à César ce qui revient à César, nous avons organisé une recherche de photos permettant d’illustrer les applications innovantes au fil des années. Il s’en est dégagé trois vainqueurs : Star Refrigeration (1948), Daikin (1958) et Glex Dimplex (1976). Lors d’une fête, je ne pouvais qu’être reconnaissant pour le chemin déjà accompli et espérer qu’en 2030 nous puissions lever nos verres à la 30 millionième pompe à chaleur en Europe. »

Mais que signifient en fin de compte, sur le plan énergétique, ces 10 millions de pompes à chaleur ? L’EHPA a fait le calcul et arrive à des résultats malgré tout convaincants. Sur le plan des chiffres, ces 10 millions de pompes à chaleur représentent 333 GW de capacité de stockage, 165 TWh de production de chaleur, 106 TWh d’énergie renouvelable, 59,3 TWh de consommation d’électricité, 27,1 Mt d’émissions de CO2 en moins, et 135 TWh d’économies d’énergie.

Tout pourrait être mieux

Bien, mais tout pourrait être mieux. Thomas Novak : « Aujourd’hui nous fêtons ce que nous avons déjà atteint, mais la croissance devrait monter d’un cran. Lorsqu’on jette un regard sur le quart de siècle écoulé, on s’aperçoit que le chemin parcouru était chaotique, avec des hauts et des bas. Parfois aidés par la réglementation européenne (à laquelle nous avons peu ou prou contribué), nos partenaires ont également eu à affronter une crise financière et économique. Malgré ces revers, nous pouvons être fiers d‘être là où nous sommes. Mais pas question de nous reposer sur nos lauriers. Comme nous l’avons remarqué lors de notre congrès Decarb Heat 2017 tenu à Bruxelles, il existe une volonté de durabilité ; c’est aujourd’hui qu’il faut promouvoir les pompes à chaleur. »

« Mais il y a plus encore. Les nouveaux systèmes d’énergie exigeront de poursuivre l’intégration de technologies et d’applications, et nous devons nous y préparer. En outre nous avons besoin de politiciens et de décideurs qui puissent soutenir ce changement. Ce sera l’une des tâches de l’EHPA de leur procurer les données appropriées, y compris par État membre, afin que les fédérations nationales puissent peser sur la prise de décision dans leur propre pays. Ce seront les objectifs de l’EHPA pour 2018. »

Par Rudy Gunst

www.ehpa.org