24/02/2020

« Un climat intérieur sain et confortable réduit les absences et augmente la productivité »

REHVA Brussels Summit 2019 

Le 5 novembre 2019, la REHVA organisait son Brussels Summit annuel sous le thème « Delivering healthy, zero-carbon buildings by 2050? ». Avec plus de 120 participants, une quinzaine de présentations et un débat animé, cette édition aura été l’une des plus réussies. Grâce en premier lieu aux orateurs qui – chacun dans son domaine – ont montré la voie vers un monde décarboné. Il faut pleinement s’investir dans la durabilité et l’efficacité énergétique. Comme le disait Christine Lemaître du DGNB : « Il ne faut pas tourner autour du pot, il s’agit de sauver la planète. »

La REHVA (Federation of European Heating, Ventilation and Air Conditioning Associations) est le porte-voix des concepteurs européens en climatique et des ingénieurs d’entreprises de construction. Depuis 2005, la REHVA a joué un rôle éminent dans 35 projets financés par l’Union Européenne. L’interaction entre la REHVA et l’UE était aussi très manifeste lors du Brussels Summit 2019, organisé avec la collaboration active de trois projets pluriannuels soutenus par l’UE : ALDREN (Alliance for Deep Renovation in Buildings), QUEST (Quality Management Investments for Energy Efficiency) et QUANTUM (Quality Management for Building Performance).

Ambitieux

« Les Européens sont ouverts à des ambitions plus marquées contre le changement climatique et pour la durabilité », déclare Paula Rey-Garcia de DG Ener. « Le Green Deal européen est un plan ambitieux et pragmatique qui vise la neutralité carbone de l’Union Européenne d’ici 2050. A cette fin, une politique et une législation sont nécessaires à différents niveaux, notamment le climat, l’énergie, les fonds, l’économie circulaire et l’air. En vertu de l’accord de Paris, les émissions nettes de CO2 devront être nulles en 2050. Pour respecter les objectifs ambitieux de cet accord, l’UE a fixé pour 2030 un objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. La Commission envisage toutefois de porter ce pourcentage dans le Green Deal à 50 %, voire 55 %. La nouvelle commissaire européenne à l’énergie Kadri Simson est convaincue que tout cela est possible sans mettre en péril la position concurrentielle de l’UE au niveau mondial. »

« 75% des bâtiments existants ne sont pas efficaces au plan énergétique. »

Frank Hovorka, président de la REHVA

Le président de la REHVA Frank Hovorka en prend fait et cause. « Aujourd’hui, les bâtiments sont responsables de 40 % de la consommation d’énergie. Quand on sait que 75 % des bâtiments existants ne sont pas efficaces au plan énergétique, il va de soi que la rénovation doit passer à la vitesse supérieure pour atteindre les objectifs. Au rythme actuel de 1 à 2 % de rénovations par an, nous n’atteindrons jamais les échéances. Il ne faut pas non plus oublier la sensibilisation de l’utilisateur final. Prenez par exemple la structure des coûts dans un immeuble de bureaux : 90 % de frais liés au personnel, 9 % à la location et 1 % à l’énergie. Peut-on donc reprocher à l’entrepreneur de s’intéresser plus à l’augmentation de sa productivité qu’à la diminution et la durabilisation de sa consommation énergétique ? Heureusement, les deux sont liés : un climat intérieur sain et confortable réduit les absences et augmente la productivité. Faisons-en une réelle priorité. »

Par Rudy Gunst

www.rehva.eu

« Un climat intérieur sain et confortable réduit les absences et augmente la productivité »

REHVA Brussels Summit 2019

Le 5 novembre 2019, la REHVA organisait son Brussels Summit annuel sous le thème « Delivering healthy, zero-carbon buildings by 2050? ». Avec plus de 120 participants, une quinzaine de présentations et un débat animé, cette édition aura été l’une des plus réussies. Grâce en premier lieu aux orateurs qui – chacun dans son domaine – ont montré la voie vers un monde décarboné. Il faut pleinement s’investir dans la durabilité et l’efficacité énergétique. Comme le disait Christine Lemaître du DGNB : « Il ne faut pas tourner autour du pot, il s’agit de sauver la planète. »

La REHVA (Federation of European Heating, Ventilation and Air Conditioning Associations) est le porte-voix des concepteurs européens en climatique et des ingénieurs d’entreprises de construction. Depuis 2005, la REHVA a joué un rôle éminent dans 35 projets financés par l’Union Européenne. L’interaction entre la REHVA et l’UE était aussi très manifeste lors du Brussels Summit 2019, organisé avec la collaboration active de trois projets pluriannuels soutenus par l’UE : ALDREN (Alliance for Deep Renovation in Buildings), QUEST (Quality Management Investments for Energy Efficiency) et QUANTUM (Quality Management for Building Performance).

Ambitieux

« Les Européens sont ouverts à des ambitions plus marquées contre le changement climatique et pour la durabilité », déclare Paula Rey-Garcia de DG Ener. « Le Green Deal européen est un plan ambitieux et pragmatique qui vise la neutralité carbone de l’Union Européenne d’ici 2050. A cette fin, une politique et une législation sont nécessaires à différents niveaux, notamment le climat, l’énergie, les fonds, l’économie circulaire et l’air. En vertu de l’accord de Paris, les émissions nettes de CO2 devront être nulles en 2050. Pour respecter les objectifs ambitieux de cet accord, l’UE a fixé pour 2030 un objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. La Commission envisage toutefois de porter ce pourcentage dans le Green Deal à 50 %, voire 55 %. La nouvelle commissaire européenne à l’énergie Kadri Simson est convaincue que tout cela est possible sans mettre en péril la position concurrentielle de l’UE au niveau mondial. »

« 75% des bâtiments existants ne sont pas efficaces au plan énergétique. »

Frank Hovorka, président de la REHVA

Le président de la REHVA Frank Hovorka en prend fait et cause. « Aujourd’hui, les bâtiments sont responsables de 40 % de la consommation d’énergie. Quand on sait que 75 % des bâtiments existants ne sont pas efficaces au plan énergétique, il va de soi que la rénovation doit passer à la vitesse supérieure pour atteindre les objectifs. Au rythme actuel de 1 à 2 % de rénovations par an, nous n’atteindrons jamais les échéances. Il ne faut pas non plus oublier la sensibilisation de l’utilisateur final. Prenez par exemple la structure des coûts dans un immeuble de bureaux : 90 % de frais liés au personnel, 9 % à la location et 1 % à l’énergie. Peut-on donc reprocher à l’entrepreneur de s’intéresser plus à l’augmentation de sa productivité qu’à la diminution et la durabilisation de sa consommation énergétique ? Heureusement, les deux sont liés : un climat intérieur sain et confortable réduit les absences et augmente la productivité. Faisons-en une réelle priorité. »

Par Rudy Gunst

www.rehva.eu