07/05/2020

VSK, rétrospective

En route vers des Pays-Bas sans gaz

Le salon VSK à Utrecht est un bon indicateur de l’état des technologies d’installation aux Pays-Bas. Maintenant que la décision est officiellement prise de se défaire du chauffage au gaz naturel chez nos voisins du nord, le salon est une opportunité de découvrir les solutions proposées par le secteur. Les pompes à chaleur air-eau, hybrides ou non, semblent avoir le vent en poupe, et des travaux intenses sont en cours sur les chaudières à hydrogène.

Au centre de l’avenir

L’approche évolutive du salon s’est reflétée dans le thème de l’édition. La transition énergétique, la construction circulaire et la digitalisation étaient bien représentées sur les stands et lors des séminaires et des entretiens en table ronde. Une chose est sûre : l’installateur est la figure clé pour réaliser la transition énergétique dans les bâtiments. Avec 36.000 visiteurs et 330 stands, le taux de participation a légèrement dépassé les attentes de l’organisation. Les organisateurs sont donc satisfaits et préparent déjà la prochaine édition. VSK fêtera alors son 50ème anniversaire.

Des pompes à chaleur air-eau silencieuses

Aux Pays-Bas, la pompe à chaleur air-eau a la cote, certainement dans les nouvelles constructions. Sur le plan technique, il y a peu de nouveaux spectaculaires à signaler : la technique de base est finalement connue de tous. Ce qui ne veut pas dire que les fabricants se croisent les bras. Ils travaillent à une meilleure applicabilité des appareils et une installation plus conviviale.

Un premier point d’attention est le niveau sonore. Le gouvernement néerlandais a réalisé que le bourdonnement simultané de centaines de milliers de pompes à chaleur pouvait devenir assourdissant dans les villes. Des exigences strictes en matière de développement sonore ont donc été introduites. Divers fabricants ont montré le fonctionnement silencieux de leurs appareils.

La pompe à chaleur en toiture

Une autre solution consiste à prévoir un caisson autour de l’unité extérieure. L’effet est insonorisant et l’appareil est dissimulé. Bien que les concepteurs fassent de leur mieux pour donner une apparence élégante aux unités extérieures, de nombreux utilisateurs restent réticents à l’idée de placer cet élément technique dans leur jardin. Un type de caisson spécifique sont les versions qui peuvent être intégrées dans une toiture en pente, une solution pour les maisons mitoyennes en ville. Bien souvent, il n’y a pas vraiment de possibilités pour placer une unité extérieure contre une façade ou la monter dans le jardin. Si la construction du toit est adaptée, y placer un appareil air-eau devient possible.

Les solutions en toiture, où l’appareil reste accessible depuis le grenier, sont les plus pratiques. Il y aussi des éléments de montage qui permettent de placer l’appareil sur le toit ou contre le faîte. Ces solutions sont plus faciles à réaliser mais elles ont l’inconvénient de devoir nécessiter une nacelle élévatrice (et des acrobaties) pour chaque intervention.

Ça bouge aussi du côté des appareils monoblocs. Si la pompe à chaleur air-eau va bientôt devenir le standard au lieu de la chaudière murale au gaz, l’installateur va devoir massivement passer à cette technique. Pas surprenant donc de voir des fabricants proposer des systèmes qui se rapprochent le plus possible de la pratique d’installation existante et qui n’exigent pas de certifications supplémentaires.

Par Alex Baumans

www.vsk.nl

VSK, rétrospective

En route vers des Pays-Bas sans gaz

Le salon VSK à Utrecht est un bon indicateur de l’état des technologies d’installation aux Pays-Bas. Maintenant que la décision est officiellement prise de se défaire du chauffage au gaz naturel chez nos voisins du nord, le salon est une opportunité de découvrir les solutions proposées par le secteur. Les pompes à chaleur air-eau, hybrides ou non, semblent avoir le vent en poupe, et des travaux intenses sont en cours sur les chaudières à hydrogène.

Au centre de l’avenir

L’approche évolutive du salon s’est reflétée dans le thème de l’édition. La transition énergétique, la construction circulaire et la digitalisation étaient bien représentées sur les stands et lors des séminaires et des entretiens en table ronde. Une chose est sûre : l’installateur est la figure clé pour réaliser la transition énergétique dans les bâtiments. Avec 36.000 visiteurs et 330 stands, le taux de participation a légèrement dépassé les attentes de l’organisation. Les organisateurs sont donc satisfaits et préparent déjà la prochaine édition. VSK fêtera alors son 50ème anniversaire.

Des pompes à chaleur air-eau silencieuses

Aux Pays-Bas, la pompe à chaleur air-eau a la cote, certainement dans les nouvelles constructions. Sur le plan technique, il y a peu de nouveaux spectaculaires à signaler : la technique de base est finalement connue de tous. Ce qui ne veut pas dire que les fabricants se croisent les bras. Ils travaillent à une meilleure applicabilité des appareils et une installation plus conviviale.

Un premier point d’attention est le niveau sonore. Le gouvernement néerlandais a réalisé que le bourdonnement simultané de centaines de milliers de pompes à chaleur pouvait devenir assourdissant dans les villes. Des exigences strictes en matière de développement sonore ont donc été introduites. Divers fabricants ont montré le fonctionnement silencieux de leurs appareils.

La pompe à chaleur en toiture

Une autre solution consiste à prévoir un caisson autour de l’unité extérieure. L’effet est insonorisant et l’appareil est dissimulé. Bien que les concepteurs fassent de leur mieux pour donner une apparence élégante aux unités extérieures, de nombreux utilisateurs restent réticents à l’idée de placer cet élément technique dans leur jardin. Un type de caisson spécifique sont les versions qui peuvent être intégrées dans une toiture en pente, une solution pour les maisons mitoyennes en ville. Bien souvent, il n’y a pas vraiment de possibilités pour placer une unité extérieure contre une façade ou la monter dans le jardin. Si la construction du toit est adaptée, y placer un appareil air-eau devient possible.

Les solutions en toiture, où l’appareil reste accessible depuis le grenier, sont les plus pratiques. Il y aussi des éléments de montage qui permettent de placer l’appareil sur le toit ou contre le faîte. Ces solutions sont plus faciles à réaliser mais elles ont l’inconvénient de devoir nécessiter une nacelle élévatrice (et des acrobaties) pour chaque intervention.

Ça bouge aussi du côté des appareils monoblocs. Si la pompe à chaleur air-eau va bientôt devenir le standard au lieu de la chaudière murale au gaz, l’installateur va devoir massivement passer à cette technique. Pas surprenant donc de voir des fabricants proposer des systèmes qui se rapprochent le plus possible de la pratique d’installation existante et qui n’exigent pas de certifications supplémentaires.

Par Alex Baumans

www.vsk.nl