03/05/2018

21ème Conférence européenne de la Global Cold Chain Alliance

La 21ème Conférence européenne de la Global Cold Chain Alliance (GCCA) s’est déroulée à Anvers du 14 au 16 mars 2018. Une centaine d’experts venus du monde entier ont abordé divers sujets directement ou indirectement en rapport avec le stockage et le transport frigorifiques. Les problèmes de société n’étaient jamais loin car la crise des réfugiés, la famine et le Brexit ont diverses répercussions sur la chaîne du froid.

Que la GCCA ait choisi Anvers pour organiser sa conférence européenne n’a rien de surprenant. Près de deux tiers des installations de stockage frigorifique dans le monde se situent à proximité d’un port. En outre, l’Autorité Portuaire d’Anvers mène une campagne active pour promouvoir les solutions innovantes, durables et intelligentes des prestataires logistiques de la chaîne du froid pour le transport et la manutention de denrées périssables. L’an dernier, le port d’Anvers a été le cadre du transbordement de 9.969.036 tonnes de marchandises sous température contrôlée, soit une augmentation de 7,5% par rapport à 2016. Le volume de conteneurs réfrigérés manipulés a même augmenté de 8,5% pour atteindre 765.105 TEU. La croissance continue des cargaisons réfrigérées via le port d’Anvers est due à plusieurs facteurs, notamment l’offre croissante de départs vers l’Afrique Occidentale, l’Amérique du Sud et le Proche-Orient, ainsi que la capacité de stockage associée et les services à valeur ajoutée.

Michele Bruni, directeur technique chez Inspira Farms, explique dans quel contexte mondial la chaîne du froid doit fonctionner. « Nous savons déjà que la demande augmente et que les exigences sur la sécurité alimentaire sont de plus en plus strictes. Mais j’aimerais aussi mentionner quelques chiffres qui incitent à réfléchir. Environ 60% de la production alimentaire proviennent de 450 millions de petites exploitations. Moins de 3% des récoltes africaines sont conservés dans des conditions de température contrôlée. Aujourd’hui, on produit 17% de nourriture de plus qu’en 1988, mais près de la moitié n’atteint jamais le consommateur. Quand on sait que, selon les prévisions, nous serons 9,1 milliards d’habitants sur la terre en 2050, cela représente une augmentation de la demande en nourriture de 70%. Chaque année, on détruit ou on gaspille plus de 1,3 mégatonne de nourriture, les fruits et les légumes étant les plus mal lotis avec 40 à 50% des récoltes qui n’atteignent jamais une assiette. Pour vous donner une idée encore plus claire du problème : toute la nourriture gaspillée uniquement en Amérique du Sud et en Afrique suffirait à nourrir 600 millions de personnes. »

La solution ne peut pas venir uniquement de la chaîne logistique. D’autres intervenants doivent aussi investir pour aboutir à des solutions. Pourquoi le prix de revient d’un panneau PUR venant du Rwanda est-il six fois plus cher que la moyenne européenne, avec pour conséquence qu’il est économiquement plus intéressant de perdre la moitié de la récolte plutôt que de construire un entrepôt frigorifique ? Si en Europe le réseau électrique distribue de l’électricité 24/7, dans de grandes parties de l’Afrique, on en plutôt à 7/24. Dans de telles conditions, essayez donc de garantir un certain refroidissement.

Par Rudy Gunst

www.gcca.org

21ème Conférence européenne de la Global Cold Chain Alliance

La 21ème Conférence européenne de la Global Cold Chain Alliance (GCCA) s’est déroulée à Anvers du 14 au 16 mars 2018. Une centaine d’experts venus du monde entier ont abordé divers sujets directement ou indirectement en rapport avec le stockage et le transport frigorifiques. Les problèmes de société n’étaient jamais loin car la crise des réfugiés, la famine et le Brexit ont diverses répercussions sur la chaîne du froid.

Que la GCCA ait choisi Anvers pour organiser sa conférence européenne n’a rien de surprenant. Près de deux tiers des installations de stockage frigorifique dans le monde se situent à proximité d’un port. En outre, l’Autorité Portuaire d’Anvers mène une campagne active pour promouvoir les solutions innovantes, durables et intelligentes des prestataires logistiques de la chaîne du froid pour le transport et la manutention de denrées périssables. L’an dernier, le port d’Anvers a été le cadre du transbordement de 9.969.036 tonnes de marchandises sous température contrôlée, soit une augmentation de 7,5% par rapport à 2016. Le volume de conteneurs réfrigérés manipulés a même augmenté de 8,5% pour atteindre 765.105 TEU. La croissance continue des cargaisons réfrigérées via le port d’Anvers est due à plusieurs facteurs, notamment l’offre croissante de départs vers l’Afrique Occidentale, l’Amérique du Sud et le Proche-Orient, ainsi que la capacité de stockage associée et les services à valeur ajoutée.

Michele Bruni, directeur technique chez Inspira Farms, explique dans quel contexte mondial la chaîne du froid doit fonctionner. « Nous savons déjà que la demande augmente et que les exigences sur la sécurité alimentaire sont de plus en plus strictes. Mais j’aimerais aussi mentionner quelques chiffres qui incitent à réfléchir. Environ 60% de la production alimentaire proviennent de 450 millions de petites exploitations. Moins de 3% des récoltes africaines sont conservés dans des conditions de température contrôlée. Aujourd’hui, on produit 17% de nourriture de plus qu’en 1988, mais près de la moitié n’atteint jamais le consommateur. Quand on sait que, selon les prévisions, nous serons 9,1 milliards d’habitants sur la terre en 2050, cela représente une augmentation de la demande en nourriture de 70%. Chaque année, on détruit ou on gaspille plus de 1,3 mégatonne de nourriture, les fruits et les légumes étant les plus mal lotis avec 40 à 50% des récoltes qui n’atteignent jamais une assiette. Pour vous donner une idée encore plus claire du problème : toute la nourriture gaspillée uniquement en Amérique du Sud et en Afrique suffirait à nourrir 600 millions de personnes. »

La solution ne peut pas venir uniquement de la chaîne logistique. D’autres intervenants doivent aussi investir pour aboutir à des solutions. Pourquoi le prix de revient d’un panneau PUR venant du Rwanda est-il six fois plus cher que la moyenne européenne, avec pour conséquence qu’il est économiquement plus intéressant de perdre la moitié de la récolte plutôt que de construire un entrepôt frigorifique ? Si en Europe le réseau électrique distribue de l’électricité 24/7, dans de grandes parties de l’Afrique, on en plutôt à 7/24. Dans de telles conditions, essayez donc de garantir un certain refroidissement.

Par Rudy Gunst

www.gcca.org