11/02/2017

Journée de rencontre Alfa Laval

Alfa Laval Benelux a organisé le jeudi 17 novembre au Landgoed Luchtenburg (Ulvenhout – Pays-Bas) une journée de rencontre ayant pour thème « Driving the future in heat transfer technologies ». Pour les 80 installateurs et consultants belges et néerlandais présents c’était une après-midi passionnante où des thèmes tels que les subsides et les nouveaux fluides frigorigènes ont été abordés.

Le monde des techniques du froid est continuellement en mouvement. De nouvelles possibilités et méthodes apparaissent constamment pour améliorer le processus de refroidissement et les performances. Mais le marché est également guidé par une législation et des règlementations de plus en plus strictes. En outre, les utilisateurs finaux émettent sans cesse des exigences de plus en plus élevées pour leurs appareils : depuis longtemps il n’est plus seulement question de températures et d’humidité ; on se focalise aussi de plus en plus sur la durabilité, l’efficience énergétique, la facilité d’utilisation et d’installation, et la flexibilité.

« Les activités centrales d’Alfa Laval sont basées sur trois technologies fondamentales : le transfert de chaleur, les technologies de séparation et le transfert de fluides », affirme Thijs Peddemors, managing director d’Alfa Laval Benelux, dans son introduction de la journée de rencontre. « Partager les connaissances est très important pour nous, et le présent évènement s’inscrit dans ce cadre. Mais il n’est pas ici question de nos produits ; nous avons invité quelques orateurs connus afin qu’ils donnent leur vision sur les technologies novatrices et sur la manière dont ils les utilisent. »

« Partager les connaissances est très important pour nous, et le présent évènement s’inscrit dans ce cadre. »

Thijs Peddemors, managing director Alfa Laval Benelux

Old school

Frank van de Geijn est lié à l’université de Wageningen et s’est présenté comme le fruiticulteur au pays des technologues. « Il n’y va pas des conditions, il n’y va pas des techniques, mais du produit. Dans les étagères des magasins, il faut qu’il y ait des fruits que le consommateur a envie d’acheter. Dans la conservation des fruits nous nous efforçons, entre autres, de maximaliser la qualité et le temps de conservation, d’optimiser le stockage et la chaîne. Et dans certains cas, nous souhaitons poursuivre le processus de mûrissement pendant le transport. »

« Se focaliser sur une seule température constante fait partie du passé. Grâce aux techniques de ‘product response control’ on peut adapter les conditions aux signaux émis par les fruits. On se base sur des mesures, par exemple, de la production de CO2, de la respiration, de la perte d’humidité et de signaux de stress. Pour ce faire, nous sommes en train de développer des solutions. La R&D se focalise essentiellement sur les nouveaux capteurs de l’état d’humidité et de la température-stress. »

BREEAM et subsides

Steven Lobregt (Sparkling Projects) était la personne qui convenait pour donner des explications sur les subsides dans le secteur du froid dans le cadre de cette journée de rencontre. « Notre bureau rapporte chaque année plus de 100 millions d’euros à nos clients. Nous devons tous économiser de plus en plus d’énergie, mais est-ce encore possible avec les techniques existantes ? Évidemment non, car nous frôlons déjà les limites des lois de la thermodynamique. » Steven Lobregt estime que dans le cas des nouvelles constructions il faut jouer résolument la carte BREEAM, un instrument international ayant pour tâche d’évaluer la durabilité des immeubles. Sparkling Projects joue un rôle de premier plan dans les entrepôts réfrigérés et de congélation ainsi que dans les entreprises agroalimentaires qui construisent d’après les recommandations BREEAM. « Nous prenons le relais là où s’arrêtent les interventions de BREEAM, pour fixer les performances, contrôler les projets et introduire les demandes de subsides. L’intégration d’installations frigorifiques dans le système de chauffage de l’immeuble, et de panneaux solaires dans le système de régulation du refroidissement, procure aux immeubles une durabilité unique. »

Le « Transcritie-express »

Dans son exposé sur le comportement du fluide frigorigène CO2 pendant la transformation de l’état gazeux à l’état liquide dans un réfrigérateur fonctionnant au gaz CO2, Geert Doornbos a emmené la salle en voyage en Transcritie-express, au pays de Gaz-Froid. Le voyage était planifié autour de quatre questions : où allons-nous ? (subcritique, critique, surcritique), qu’emportons-nous ? (connaissances sur le CO2 transcritique), que coûte le voyage ? (quand perdons-nous de la chaleur et combien ?), les assurances ont-elles été souscrites ? (mesures et validations). Pour ce faire, il n’a certainement pas pris le chemin le plus facile, car, en tant que conférencier et enseignant, il a truffé son exposé de graphiques, de tableaux, de schémas parfois agrémentés d’une formule afin de garder tout le monde éveillé. Et malgré tout, il a su présenter cette matière de manière passionnante et animée, en puisant largement dans son expérience d’enseignant et d’homme de terrain.

« Augmentez la durabilité en améliorant les performances. »

Fons Pennartz, manager chez KWA Bedrijfsadviseurs

Optimiser pour passer au vert

Fons Pennartz travaille chez KWA Bedrijfsadviseurs. Il a abordé l’optimisation du fonctionnement des condenseurs. « Hélas, dans la pratique ces appareils ne fonctionnent généralement pas comme prévu dans les conditions de la conception. Nous identifions essentiellement deux causes à la rétrogradation des performances. Côté fluide frigorigène, la cause réside dans le maintien du liquide par le condenseur, ce qui entraîne une condensation dans les tuyaux. Cela est néfaste pour le processus de condensation. Côté air, il y a un problème lorsque l’air aspiré est plus chaud que l’air ambiant. L’influence des autres sources de chaleur ou les aspirations partielles de son propre air chaud en sont la cause. C’est un défi pour tout professionnel que d’imaginer des solutions à ces problèmes. Une meilleure évacuation du condensat et une meilleure répartition de l’air donnent lieu à des pressions de condensation plus faibles, et permettent en conséquence d’économiser l’énergie. Ou pourquoi ne pas réutiliser la chaleur de condensation produite dans des processus qui demandent de la chaleur ? Autrement dit, augmenter la durabilité par l’amélioration des performances. »

Par Rudy Gunst

www.alfalaval.com

Journée de rencontre Alfa Laval

Alfa Laval Benelux a organisé le jeudi 17 novembre au Landgoed Luchtenburg (Ulvenhout – Pays-Bas) une journée de rencontre ayant pour thème « Driving the future in heat transfer technologies ». Pour les 80 installateurs et consultants belges et néerlandais présents c’était une après-midi passionnante où des thèmes tels que les subsides et les nouveaux fluides frigorigènes ont été abordés.

Le monde des techniques du froid est continuellement en mouvement. De nouvelles possibilités et méthodes apparaissent constamment pour améliorer le processus de refroidissement et les performances. Mais le marché est également guidé par une législation et des règlementations de plus en plus strictes. En outre, les utilisateurs finaux émettent sans cesse des exigences de plus en plus élevées pour leurs appareils : depuis longtemps il n’est plus seulement question de températures et d’humidité ; on se focalise aussi de plus en plus sur la durabilité, l’efficience énergétique, la facilité d’utilisation et d’installation, et la flexibilité.

« Les activités centrales d’Alfa Laval sont basées sur trois technologies fondamentales : le transfert de chaleur, les technologies de séparation et le transfert de fluides », affirme Thijs Peddemors, managing director d’Alfa Laval Benelux, dans son introduction de la journée de rencontre. « Partager les connaissances est très important pour nous, et le présent évènement s’inscrit dans ce cadre. Mais il n’est pas ici question de nos produits ; nous avons invité quelques orateurs connus afin qu’ils donnent leur vision sur les technologies novatrices et sur la manière dont ils les utilisent. »

« Partager les connaissances est très important pour nous, et le présent évènement s’inscrit dans ce cadre. »

Thijs Peddemors, managing director Alfa Laval Benelux

Old school

Frank van de Geijn est lié à l’université de Wageningen et s’est présenté comme le fruiticulteur au pays des technologues. « Il n’y va pas des conditions, il n’y va pas des techniques, mais du produit. Dans les étagères des magasins, il faut qu’il y ait des fruits que le consommateur a envie d’acheter. Dans la conservation des fruits nous nous efforçons, entre autres, de maximaliser la qualité et le temps de conservation, d’optimiser le stockage et la chaîne. Et dans certains cas, nous souhaitons poursuivre le processus de mûrissement pendant le transport. »

« Se focaliser sur une seule température constante fait partie du passé. Grâce aux techniques de ‘product response control’ on peut adapter les conditions aux signaux émis par les fruits. On se base sur des mesures, par exemple, de la production de CO2, de la respiration, de la perte d’humidité et de signaux de stress. Pour ce faire, nous sommes en train de développer des solutions. La R&D se focalise essentiellement sur les nouveaux capteurs de l’état d’humidité et de la température-stress. »

BREEAM et subsides

Steven Lobregt (Sparkling Projects) était la personne qui convenait pour donner des explications sur les subsides dans le secteur du froid dans le cadre de cette journée de rencontre. « Notre bureau rapporte chaque année plus de 100 millions d’euros à nos clients. Nous devons tous économiser de plus en plus d’énergie, mais est-ce encore possible avec les techniques existantes ? Évidemment non, car nous frôlons déjà les limites des lois de la thermodynamique. » Steven Lobregt estime que dans le cas des nouvelles constructions il faut jouer résolument la carte BREEAM, un instrument international ayant pour tâche d’évaluer la durabilité des immeubles. Sparkling Projects joue un rôle de premier plan dans les entrepôts réfrigérés et de congélation ainsi que dans les entreprises agroalimentaires qui construisent d’après les recommandations BREEAM. « Nous prenons le relais là où s’arrêtent les interventions de BREEAM, pour fixer les performances, contrôler les projets et introduire les demandes de subsides. L’intégration d’installations frigorifiques dans le système de chauffage de l’immeuble, et de panneaux solaires dans le système de régulation du refroidissement, procure aux immeubles une durabilité unique. »

Le « Transcritie-express »

Dans son exposé sur le comportement du fluide frigorigène CO2 pendant la transformation de l’état gazeux à l’état liquide dans un réfrigérateur fonctionnant au gaz CO2, Geert Doornbos a emmené la salle en voyage en Transcritie-express, au pays de Gaz-Froid. Le voyage était planifié autour de quatre questions : où allons-nous ? (subcritique, critique, surcritique), qu’emportons-nous ? (connaissances sur le CO2 transcritique), que coûte le voyage ? (quand perdons-nous de la chaleur et combien ?), les assurances ont-elles été souscrites ? (mesures et validations). Pour ce faire, il n’a certainement pas pris le chemin le plus facile, car, en tant que conférencier et enseignant, il a truffé son exposé de graphiques, de tableaux, de schémas parfois agrémentés d’une formule afin de garder tout le monde éveillé. Et malgré tout, il a su présenter cette matière de manière passionnante et animée, en puisant largement dans son expérience d’enseignant et d’homme de terrain.

« Augmentez la durabilité en améliorant les performances. »

Fons Pennartz, manager chez KWA Bedrijfsadviseurs

Optimiser pour passer au vert

Fons Pennartz travaille chez KWA Bedrijfsadviseurs. Il a abordé l’optimisation du fonctionnement des condenseurs. « Hélas, dans la pratique ces appareils ne fonctionnent généralement pas comme prévu dans les conditions de la conception. Nous identifions essentiellement deux causes à la rétrogradation des performances. Côté fluide frigorigène, la cause réside dans le maintien du liquide par le condenseur, ce qui entraîne une condensation dans les tuyaux. Cela est néfaste pour le processus de condensation. Côté air, il y a un problème lorsque l’air aspiré est plus chaud que l’air ambiant. L’influence des autres sources de chaleur ou les aspirations partielles de son propre air chaud en sont la cause. C’est un défi pour tout professionnel que d’imaginer des solutions à ces problèmes. Une meilleure évacuation du condensat et une meilleure répartition de l’air donnent lieu à des pressions de condensation plus faibles, et permettent en conséquence d’économiser l’énergie. Ou pourquoi ne pas réutiliser la chaleur de condensation produite dans des processus qui demandent de la chaleur ? Autrement dit, augmenter la durabilité par l’amélioration des performances. »

Par Rudy Gunst

www.alfalaval.com