27/04/2026

Les réfrigérants régénérés garantissent la stabilité des installations et de l’industrie

Cela fait maintenant vingt ans que la réglementation européenne sur les gaz fluorés est en vigueur, et elle continue de provoquer des remous dans l’industrie. La dernière révision, adoptée en 2024, accélère l’élimination progressive des HFC, notamment en imposant des quotas plus stricts pour les réfrigérants à GWP élevé. D’après le spécialiste A-Gas, il est crucial d’optimiser la récupération et la régénération de réfrigérants usagés pour garantir la stabilité de l’industrie.

Elise
Noyez

Le nouveau règlement européen 2024/573, publié le 20 février 2024, s’appuie sur la version précédente de 2014 tout en marquant une nette accélération. « Les exigences ont été renforcées », confirme Hans Craen, head of Government Affairs Europe chez A-Gas. « Et cela concerne tant l’utilisation que la production. Depuis cette année, par exemple, l'utilisation de HFC vierges avec un GWP supérieur ou égal à 2 500 pour la maintenance ou l'entretien d’équipements de réfrigération et de climatisation est interdite. À partir du 1er janvier 2032, l'utilisation de réfrigérants neufs dont le GWP est égal ou supérieur à 750 sera interdite pour l'entretien ou la maintenance d’équipements de réfrigération fixes, à l'exception des chillers. Côté production, la règlementation impose une baisse drastique des quotas de HFC : d’ici 2027, le volume total en tonnes équivalent CO2 sera fortement réduit par rapport aux niveaux actuels. En 2030, une nouvelle réduction de 58% est prévue. »

Transition vers des réfrigérants à faible GWP

A-Gas prévoit un impact significatif sur le marché. « C’est une incitation à privilégier les réfrigérants à faible GWP, tant pour les fabricants que les utilisateurs finaux », explique Enzo D’Alessio, Commercial Director Europe chez A-Gas. « Comme les quotas sont liés aux tonnes équivalent CO2, les fabricants peuvent commercialiser proportionnellement davantage de réfrigérants à faible GWP. Parallèlement, les réfrigérants à GWP élevé se font plus rares, ce qui fait grimper le prix et pousse les utilisateurs finaux à se tourner vers des alternatives plus durables. Ce facteur économique est essentiel au succès de la réglementation. »
En tant que fournisseur de fluides frigorigènes, A-Gas travaille au développement et à la commercialisation de nouveaux fluides et mélanges à faible GWP, tout en reconnaissant que la transition sera un processus de longue haleine. Hans Craen: « De nombreux systèmes fonctionnent encore avec des HFC à GWP élevé. Leur remplacement ne se fera pas du jour au lendemain, non seulement parce que c’est financièrement et pratiquement irréalisable, mais aussi parce que ce ne serait pas durable : beaucoup de systèmes fonctionnent encore parfaitement. Il est important qu’ils puissent achever leur cycle de vie. En attendant, les entreprises ont du temps et de la flexibilité pour réaliser la transition. »

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Contrairement aux fluides neufs, les produits régénérés ne sont pas soumis aux quotas imposés par la règlementation sur les gaz fluorés.
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Grâce au service Rapid Exchange, la récupération de petites quantités de fluide frigorigène est simplifiée.
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Via son service Rapid Recovery, A-Gas se charge de l’ensemble du processus de récupération, minimisant ainsi les temps d’arrêt du système.

« Le recyclage et la régénération de réfrigérants sont deux processus différents » - Hans Craen, A-Gas Head of Government Affairs Europe

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La régénération maintient les systèmes en fonctionnement

Pour soutenir les systèmes en place, A-Gas privilégie le concept de Lifecycle Refrigerant Management (LRM). Cette stratégie efficace, réalisable et circulaire, repose sur la récupération, la régénération et la réintroduction maximales des réfrigérants existants, et pousse le secteur à rechercher l’efficacité et à optimiser les ressources déjà disponibles. « Le LRM est essentiel pour surmonter les obstacles sur la voie de la neutralité climatique », poursuit Enzo D’Alessio. « À cela s’ajoutent des facteurs opérationnels : contrairement aux réfrigérants neufs, les produits régénérés ne sont pas soumis aux quotas de la réglementation sur les gaz fluorés. Ils peuvent donc être mis sur le marché sans restriction, ce qui permet de continuer à recharger les systèmes existants, sans coûts exorbitants ni risque de conséquences juridiques. »
Enzo D’Alessio parle délibérément de régénération et non de recyclage. « Selon la réglementation sur les gaz fluorés, les deux sont en principe possibles », ajoute Hans Craen, « mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils soient équivalents. Les réfrigérants recyclés ne subissent qu’un simple processus de nettoyage, tandis que la régénération correspond à un processus industriel au cours duquel le fluide est remis à son niveau de qualité d’origine. De plus, la régénération est soumise à un cadre strict : la qualité doit être testée et certifiée selon la norme AHRI 700, avec des obligations spécifiques en matière de reporting et de traçabilité. Ce cadre n’existe pas pour le recyclage. En d’autres termes, on n’est jamais totalement certain de la qualité ou de l’origine d’un réfrigérant recyclé, ce qui peut avoir un impact sur l’efficacité énergétique de l’installation ou sur la durée de vie des composants. »

« Nous voulons faciliter au maximum la récupération de réfrigérants » - Enzo D’Alessio, A-Gas Commercial Director Europe

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Récupérer au maximum les réfrigérants usagés

Pour la régénération des réfrigérants, A-Gas dispose aux Pays-Bas d’une installation de séparation de gaz ultramoderne ainsi que d’un laboratoire de pointe, et accorde une attention particulière au processus de récupération. Enzo D’Alessio: « Nous constatons que de nombreuses entreprises stockent leurs réfrigérants usagés. Cela comporte des risques pour la qualité lors de la réutilisation et freine l’économie circulaire. C’est pourquoi nous souhaitons promouvoir et faciliter au maximum la récupération, notamment lors d’un rétrofit ou d’une mise hors service d’installations. »
Concrètement, A-Gas propose deux services au Benelux. Pour les grandes installations industrielles, il y a le service Rapid Recovery. « Nous prenons en charge l’ensemble du processus de récupération », détaille Enzo D’Alessio. « Nous nous rendons sur place avec notre compresseur haute capacité, nous pompons le réfrigérant et nous fournissons la documentation utile au respect de la législation et de la réglementation. Les clients sont ainsi déchargés de cette tâche et le temps d’arrêt du système est réduit au minimum. »
Les petites entreprises de services en particulier peuvent désormais recourir au service Rapid Exchange: un échange simple et direct de cylindres usagés. « Notre client récupère le fluide usagé dans le cylindre, nous venons le chercher et nous livrons simultanément un cylindre vide. Il n’a plus à se soucier de trouver un transporteur adapté ou des autorisations nécessaires. De plus, nous procédons immédiatement à l’analyse du fluide récupéré et nous versons une compensation en fonction de sa qualité et de sa pureté. »
A-Gas s’efforce ainsi de lever autant que possible les obstacles à la récupération et encourage ses clients à maintenir le produit aussi pur que possible. « Notre objectif est de ne pas en perdre une goutte », conclut Hans Craen. « Plus nous récupérons de fluides usagés, plus nous pouvons miser sur la régénération et mieux nous pouvons aider les entreprises à atténuer et à surmonter l’impact drastique de la réglementation sur les gaz fluorés. »

par Elise Noyez - photos A-Gas

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